DE HIPSTER A HACKER [Café Perec]

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A menudo olvidamos, nos recuerda John William Wilkinson en el prólogo de su libro, que sin el poderío de los Estados Unidos es más que improbable que el inglés hubiera llegado a convertirse en la lengua franca global que es ahora. (sigue leyendo)

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Dominique Gonzalez-Foerster juega con el « yo »

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Emmanuelle Lequeux. LE MONDE | 23.10.2015.
Mais qui est-elle donc ? Plus que jamais, Dominique Gonzalez-Foerster s’échappe. « Je est une autre », semble-t-elle nous dire au fil de son exposition au Centre Pompidou. Et pourtant, plus que jamais, elle est là, en chair et en esprit : un corps soumis à tous les transformismes, un visage acéré qui maquille ses origines, une vie traversée de milles récits. Qui est-elle ? Une des plasticiennes françaises les plus reconnues sur la scène internationale, à l’instar de ses fameux compagnons de route, Pierre Huyghe et Philippe Parreno, qui l’ont précédée dans cette vaste salle vitrée. Une insatiable, qui a multiplié les collaborations tous azimuts : dans la musique avec le chanteur Christophe, dans la mode avec le créateur Nicolas Ghesquière, dans l’architecture en créant une maison à Tokyo. Une lectrice avide, surtout, dont chaque œuvre fait référence aux livres de son cœur, de la science-fiction de J. G. Ballard à Jean Genet ou Virginia Woolf, en passant par l’idole absolue, le Chilien Roberto Bolaño.
Et ces mots, qui la résument en points de fuite : « Je reste envahie de plein de choses. » Mais plus elle s’expose, plus elle disparaît. De vidéos en installations, chacune de ses œuvres semble une chambre à soi, où notre curiosité vient se briser sur les récifs d’un intime offert à tous les vents. Une chambre ouverte sur tous les flux du monde. Mais secrète. Comme celle qui se cache derrière cette porte close, et qui est le cœur battant de l’exposition. Chambre 19 d’un hôtel, quelque part. Nul ne peut l’ouvrir.
« Dominique Gonzalez-Foerster, 1887-2058 », suggère le titre de sa rétrospective. Elle y revisite son parcours sous la forme d’une autobiographie vaporeuse et falsifiée, questionnant « son rapport au temps et à sa perception », résume-t-elle. Un temps autre que celui d’une vie : « Le temps intérieur aux œuvres. » « Cette exposition est une demeure fictionnelle, poursuit Emma Lavigne, sa commissaire. L’identité de l’artiste s’y dessine en œuvre ouverte, repoussant toujours ses limites : la biographie en expansion d’une évadée de la littérature. »
Toute l’exposition se construit en une litanie de pièces, chargées de mille ailleurs à envisager. Et pour les faire tenir ensemble, ce bruit obsédant de la pluie drue de Rio, ville où l’artiste passe la moitié de son temps. Son clapotis tourne tout autour de l’espace, cherchant à le « tropicaliser ». Il donne son unité à cette succession de period rooms, qui sont à l’image de ces salles de musée qui reconstituent l’intérieur d’une époque, « mais en plus joueur. C’est un jeu, avec mes villes (Brasilia, Rio, Hongkong), mes chambres, mes dates… ».

Ses dates, donc ? 1887, construction du Palacio de Cristal dans le jardin du Retiro, à Madrid, où Dominique Gonzalez-Foerster exposa l’an passé et donna vie au Splendide Hotel imaginé par Rimbaud dans un de ses poèmes, la même année. 2058 ? La date où devrait être construit l’abri géant pour réfugiés du changement climatique qu’elle a imaginé dans le Turbine Hall de la Tate Modern de Londres, en 2008. Mais cela n’éclaire guère qui ne connaîtrait pas bien son histoire. Alors sans doute, avant d’aller visiter cette flottante rétrospective, doit-on conseiller de se plonger dans un livre : Marienbad électrique, d’Enrique Vila-Matas (Christian Bourgois, 144 pages, 15 euros). Car chez elle, écrit-il, « tout commence par les livres ». L’auteur espagnol est l’un de ses plus fins complices, il a déjà fait plusieurs fois de « DGF », comme on l’appelle, l’héroïne de ses romans qui n’en sont pas. A travers l’évocation de leurs dialogues, il livre dans son ouvrage quelques indices qui lèvent un peu le secret sur elle : sa manière d’« évoluer sur des terrains où il y a doute et risque », des « régions troubles ». Sa façon d’inventer « d’autres manières d’écrire des romans », en « écrivain sans cabinet » qui produirait une sorte de «  littérature en expansion ». Et finalement, cette confidence qu’elle lui aurait faite : « A chaque fois que j’ai une exposition, je cherche le plan d’évasion. »

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Pour rencontrer cette œuvre, il faut alors accepter de s’enfuir avec elle. Retourner dans les années 1970 et laisser surgir, dans cette chambre marronnasse cerclée de miroirs « à hauteur de sexe », le souvenir du réalisateur Fassbinder. Ou saisir le dialogue avec Rimbaud, celui des Illuminations et celui du Harar, qui disait dans une lettre à sa mère son désir visionnaire : « M’exposer moi-même, car je crois qu’on doit avoir l’air excessivement baroque après un long séjour dans des pays comme ceux-ci. »

Excessivement baroque, ainsi apparaît aujourd’hui Dominique Gonzalez-Foerster : sans que l’on sache de quel pays elle revient, si ce n’est celui des mots, elle « s’expose », littéralement. Depuis quelques années, elle s’est faite performeuse, incarnant différents personnages au fil d’apparitions où se joue, chaque fois un peu plus, le trouble de son identité : « un opéra éclaté dans le temps et dans l’espace ». Et dont elle endosserait tous les rôles. Identification d’une femme : ce film d’Antonioni n’est pas pour rien un de ses modèles, qui dédouble son actrice à l’instar de ce qu’opère Hitchcock dans Vertigo.

« Le corps, la présence du corps, a longtemps été un tabou pour moi, avoue l’artiste de cette voix qui elle aussi s’échappe, se cassant parfois dans ses aigus jusqu’à revenir à l’enfance. Mais j’ai senti depuis quelques années la possibilité de ces personnages comme autant d’espaces. Pour moi, ils disent tous la résistance à la standardisation, la numérisation, à nos comportements de plus en plus prévisibles. Ils sont l’irruption du désir et de l’inconscient, de l’organique, du fantastique, de l’irrégulier, de la nervosité. Ils débordent de cette magie qui me semble aujourd’hui plus que jamais nécessaire. »
A chaque apparition, elle semble possédée, consciente que « l’œuvre devient une espèce de Frankenstein, qui te fait faire des choses… Un monstre, qui déborde très largement tes intentions de départ. Ces apparitions, c’est une transe préparée, une conversation avec des vivants mais aussi des morts. Enfin, je ne les vois pas morts : mes œuvres en sont les extensions vivantes ».
Et de fait, au détour d’une des salles, on a bel et bien le sentiment de croiser un fantôme : celui de Fitzcarraldo, héros dément du film de Werner Herzog, inspiré de ce baron du caoutchouc qui voulut créer un opéra en pleine Amazonie, à la fin du XIXe siècle. Grimée et costumée à s’y tromper, l’artiste devenue hologramme hurle son délire, et la forêt semble se lever autour d’elle. « I want my opera », clame-t-elle, pendant que la voix de ténor du Caruso se fond dans les cris des perroquets. Son opéra, Dominique Gonzalez-Foerster est elle aussi en train de le construire. En terre pas si lointaine, mais paradoxalement inaccessible.

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POR UN SABER DISCRETO [nuevo CAFÉ PEREC]

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 Cuando murió Henry James, Ezra Pound dijo que había muerto el que sabía qué era la literatura. Exactamente dijo: “Había alguien en Londres que era la literatura para nosotros, estaba ahí, en algún lugar de la ciudad, y tenía todas las respuestas”. (SIGUE LEYENDO)

 

 

 

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Vigésima entrega de Eduardo Lago de ANNA LIVIA PLURABELLE.

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Brooklyn, New York, 18 de octubre de 2015.

BUSTER KEATON: Anna fue, Livia es, Plurabelle será.
SAMUEL BECKETT: Desde luego, la que has armado.
BUSTER KEATON: Yo no fui, estaba cambiándole los ojos al pez cuando me di cuenta de que el escriba se había liado. Me llamó por teléfono ayer para decírmelo.
SAMUEL BECKETT: Pero si estamos muertos. Aquí no hay teléfono.
BUSTER KEATON: Es una manera de hablar. (SIGUE LEYENDO)

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EL AVATAR DEL ESCRITOR [Olalla Castro]

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La figura del escritor en Bartleby y compañía, El mal de Montano y Doctor Pasavento.

Olalla Castro. Lunes 12 de octubre de 2015. Vila-Matas apuesta por una literatura de “riesgo” —según sus propias palabras—, por una literatura que, en el cruce con otras muchas literaturas ajenas, en la asimilación y reelaboración de otras voces, explore un camino nuevo, lejos de las convenciones y las fórmulas preestablecidas; una literatura que transgreda límites y ensanche fronteras, que transite zonas oscuras, que ronde el silencio y se escriba (sigue leyendo este fragmento de la tesis de Olalla Castro)

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UNA PASIÓN HIPERLITERARIA (Vila-Matas, según Chejfec)

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SERGIO CHEJFEC. No es necesario presentar a Enrique Vila-Matas, pero podría serlo. Es tan innecesario como explicar a un sujeto tangible cuyos artículos y libros podemos leer, cuyos movimientos podemos observar en la red, cuya voz también podríamos oír. Y a la vez resulta propicio describirlo porque se trata de una persona irreal que se dedica a aparecer y desaparecer en los libros que inventa. En esto consistiría señalar al protagonista supremo de sus libros: el sujeto que está para no estar –algo así como una exhalación que no se disipa. (sigue leyendo)

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LA PROPUESTA DE CHEJFEC

La literatura, propone Sergio Chejfec, tal vez consista en enunciar temas en extinción o disolución. En su nuevo libro, el narrador argentino se pregunta por el estatuto físico de la escritura.

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HACIA UNA NUEVA CRÍTICA DE ARTE (Kassel / Vila-Matas)

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marienbad electric band

Art in novels: “The Illogic of Kassel”, by Fusun Onur in Conceptual Fine Arts

A writing extraordinarily rich with philosophical themes related to contemporary art.

Offers a critical approach to various works on show, thus becoming a precious evidence of artistic literature.

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HISTORIA ABREVIADA DEL PROYECTO FIENNES

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Ralph Fiennes, por DGF*

Dialogo que se estableció entre DGF (Dominique Gonzalez-Foerster) y EVM (Enrique Vila-Matas) por correo electrónico cuando en 2013 la Fundación García Lorca, de Granada, les ofreció ser comisarios de una instalación, cuyo título, tema y puesta en escena la Fundación esperaba que eligieran ellos. DGF y EVM decidieron comenzar a preparar la posible instalación insinuando por e-mail posibles ideas o temas que más adelante quizás pudieran ser desarrolladas.
GRANADA relata pues el nacimiento de una exposición/ instalación que no salió adelante, que no llegó a  hacerse, porque finalmente –bien pronto en realidad- quedó aplazada. Pero quedaron algunas cosas flotando en el ambiente y una de ellas fue el actor británico Ralph Fiennes que, por una indicación de EVM,  DGF había descubierto meses antes en el bellísimo film Spider (Cronenberg).
Si bien la instalación de Granada no tuvo lugar, este diálogo se ha publicado dentro del catálogo de la Retrospectiva de DGF en el Pompidou. Y hace dos días, el pasado 1 de octubre, Vila-Matas se vio sorprendido por un e-mail de DGF en el que ella le comunicaba que había dedicado un cortometraje a Fiennes.
¿Se trata de volver a pensar el proyecto? (sigue leyendo)

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EL CALIQUEÑO DE BARTHES [Café Perec]

Le critique littéraire et sémiologue français Roland Barthes

 En los últimos tiempos, cada vez que regreso a París, capto imágenes que me indican que el pasado no está muerto, ni siquiera es pasado, y nunca termina de pasar. Lo comprobé el miércoles, recién llegado a la ciudad. Mientras el taxi enfilaba silenciosamente el bulevar Saint-Germain, sentí que me movía dentro de una vieja película del pasado al ver a unos liceístas (lycéens) que, por el uniformado y pulcro modo de ir vestidos, me recordaron a los que paseaban por el mismo bulevar, junto al joven Barthes, en aquella foto que el escritor incluyó en el álbum de recuerdos comentados que incluía en Barthes par Barthes: “En esos días, los liceístas eran señoritos”. [sigue]

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Una amistad eléctrica: EVM & DGF en Beaubourg

Conversación d euna hora de duración de Vila-Matas y Dominique Gonzalez-Foerster en la Petite Salle de le Beaubourg, París, 23 septiembre 2015.

La conversación de 65 minutos  de Vila-Matas y Dominique Gonzalez-Foerster en la Petite Salle de le Beaubourg, París, 23 septiembre 2015.

                            Un reportaje shandy  en directo desde París  de Karla Olvera.

 

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QUE SE QUEDE [Martínez de Pisón gana el Nacional de Narrativa]

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 EL PAÍS, 22 SEPT. Pasaba antes y me dicen que sigue ocurriendo. Todos sus amigos saben que si es de noche y Pisón anuncia que se va, no hay nada qué hacer, se va seguro en el siguiente segundo. Es implacable, tremendamente inflexible. Parece que tenga los minuteros parados a las tres en punto de la noche, porque esa es la hora en la que suele decir que se va y, en efecto, se va. Por eso siempre que le vemos, aunque haga sólo un segundo que haya llegado, ya estamos pidiéndole que se quede.

Habría sido un narrador aunque hubiera nacido en cualquier otro rincón. Porque es un narrador nato, lo que significa que lo habría sido aquí y en la Conchinchina, lugar que también ha visitado. ¿Y qué es exactamente un narrador nato? Alguien que tiene muy buena memoria y confía en que los demás no la tengan. Pisón trabaja con ella. Es buen lector de Baroja y Marsé, entre tantos otros. Y en los últimos libros, en sus piezas mayores (Enterrar a los muertos, Dientes de leche, El día de mañana y La buena reputación que ayer ganó el premio nacional) se ha decantado decididamente por un realismo galdosiano innegociable. Ya cuando en 2003 publicó El tiempo de las mujeres proclamó en diversas entrevistas que, después de tantos años, había descubierto que era un escritor realista y eso le encantaba. Y decía también que las suyas eran “novelas del nosotros, no del yo”. Para él, indagar en los demás también era hacerlo de algún modo en uno mismo: “Si sólo te interesa lo tuyo como escritor, estas confundido: no debes escribir sino irte al psicólogo”.

Con semejantes declaraciones de principios, sucede exactamente lo mismo que con sus minuteros parados a las tres en punto: ¡cualquiera se lo discute!

Desde hace un tiempo, hay historias que le importan más que otras, pues ha acotado ya un territorio que limita con la España de los años sesenta y setenta y con familias de clase media que, como ocurre en casi todas, han perdido a alguien: “Me gusta retratar esa clase social; Galdós fue el último escritor de la clase media; yo, a diferencia de él, tiendo a exculparles”.

Al pensar en el tema de las familias y en el de la monstruosidad de toda herencia, he recordado que Rilke decía que, por distracción y por errores heredados, nos perdemos casi enteramente las innumerables riquezas de aquí que nos han sido destinadas. Y creo que llevaba toda la razón. Nosotros sólo conocemos seres que han luchado desesperadamente por zafarse de los errores y malentendidos heredados y abrirse camino en el hondo fatalismo de tanto espanto del pasado. Dicho de otro modo, siempre ha habido herencias de mala sangre y equívocos en las cosas y los gestos familiares, y esas herencias y errores heredados hemos de saber que serán -si no lo han sido ya- nuestra ruina más completa. Sobre esto, con signos a veces de esperanza, trabaja Pisón.
Un escritor amigo. Con él siempre se confirma que las mejores amistades, las más duraderas, se basan en la admiración. Aunque sin duda, para que lo amistoso se contemple como un sentimiento sagrado, es necesario que haya esa admiración mutua que encierra en su área el respeto hacia el otro, por distinto que éste sea; un respeto fundamental para que todo circule entre iguales.

Quizás la palabra más exacta no sea pues admiración, sino tener en alta estima al otro. Porque si el otro no nos merece mucha consideración, no puede ser nuestro amigo. Se admira o respeta a alguien por lo que hace, por lo que es, por cómo se las arregla para andar por el mundo. Esa admiración, que en realidad es profundo respeto, vino a decirnos Montaigne, lo ennoblece al amigo, lo realza ante nuestros ojos, lo eleva a una posición que nosotros –si, nosotros– entendemos que es superior a la nuestra.
Por dios, que se quede.

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LEJOS DE VERACRUZ Y TAN CERCA DE MÉXICO

Foto de Elisabeth Salas. Del libro Infinitamente serio.

Foto de Elisabeth Salas. Del libro «Infinitamente serio».

LUIS PABLO BEAUREGARD. El País, sept 2015.  Enrique Vila-Matas caminaba por los jardines de Coyoacán, al sur de la Ciudad de México, una tarde de 1992. Se dirigía a la presentación de una antología de poesía estadounidense hecha por Eliot Weinberger, el traductor de Octavio Paz. En el evento, el Nobel mexicano recitó El descenso, un poema de William Carlos Williams que le quedó zumbando en la cabeza por mucho tiempo. “Al terminar su lectura, me pregunté si es que el poema era realmente muy bueno o era que Paz lo había leído excepcionalmente bien”, escribió Vila-Matas.

La huella que El descenso dejó en la memoria de Vila-Matas lo llevó a escribir Lejos de Veracruz (1995), una novela que comienza parafraseando la canción de Agustín Lara y que tiene al puerto del Golfo mexicano como escenario del inicio y cierre del libro. Vila-Matas escribe la historia de los hermanos Tenorio. El mayor de ellos, Antonio, es un exitoso escritor de libros de viajes que el autor nunca ha hecho. Máximo es un pintor atormentado y Enrique, el menor y narrador, es un joven manco que comete un absurdo crimen en una noche de borrachera en la ciudad veracruzana, a la que jura jamás regresar. Vila-Matas, sin embargo, ha dicho que siempre piensa en volver a esas playas lejanas.

Este lunes, después de haber sido notificado el haber ganado el premio de la Feria Internacional del Libro de Guadalajara 2015, Vila-Matas dijo que la buena noticia obedecía a las buenas relaciones que tiene con la literatura latinoamericana desde hace más de 25 años. Uno de esos magos que ha ayudado a tender los puentes a este lado del Atlántico ha sido Sergio Pitol. El premio Cervantes escribió que Vila-Matas “fue reconocido como escritor de importancia en México antes que en su país”.

Pitol, su amigo desde 1972, fue un entusiasta desde su obra temprana. “Su rareza se acondicionaba fácilmente con nuestro entorno nacional”, escribe Pitol en El mago de Viena. Un círculo de prestigiosos lectores, entre ellos Augusto Monterroso, Álvaro Mutis, Alejandro Rossi y Bárbara Jacobs, comenzó a repetir su nombre a mediados de la década de los ochenta. Juan Villoro trabó amistad con él más o menos por esas épocas, cuando todavía era “un escritor marginal en España”. Las críticas de Álvaro Enrigue en Vuelta y El Nacional, y de Christopher Domínguez Michael en Reforma fueron ampliando el círculo.

Álvaro Enrigue recuerda haber conseguido una edición de Historia abreviada de la literatura portátil. Se lo regaló un librero que trabajaba en una editorial independiente que por ese entonces, principios de los años 90, importaba a México libros de Anagrama, que eran objetos difíciles de conseguir y, por lo tanto, muy preciados. «Lo leí inmediatamente y me volvió loco. Todavía tengo esa copia, gastadísima porque la leyeron todos mis amigos», relata Enrigue, ganador del Herralde de novela en 2013 con Muerte súbita.  En 1992, Enrigue propuso reseñar Suicidios ejemplares en Vuelta, la revista de Octavio Paz. Fue su primera crítica en esa publicación.

Cuando Vila-Matas ganó el Rómulo Gallegos en 2001, Villoro y Pitol celebraron el triunfo de uno de los suyos. El autor de El viaje vertical ya era un habitual del panorama de las letras mexicanas gracias a frecuentes visitas a Morelia, Veracruz, la Ciudad de México y Guadalajara, la ciudad donde recogerá el premio el próximo 28 de noviembre, en la inauguración de la Feria del Libro.

En El mago de Viena, Pitol describe una delirante crónica de un viaje que pudo haber sido firmada por Antonio Tenorio, el autor de paseos inventados en Lejos de Veracruz. Pitol, en ese entonces agregado cultural en Moscú, narra un episodio que comenzó con una llamada telefónica de Vila-Matas. El escritor barcelonés lo invitó a unírsele en Asjabad, la capital de Turkmenistán, a donde acudía a un festival de cine en 1979. Los amigos se encontraron en la ciudad y acudieron a cenar a un restaurante. Un malentendido entre los traductores de los escritores con los comensales del lugar convirtió a Vila-Matas en una leyenda local. En pocos días, el autor español se convirtió en una figura que aparecía en las portadas de los periódicos locales y que vestía con prendas hechas con pelo de camello. Ambos recuerdan la anécdota como un espejismo, pero sirvió a Pitol para usar “a su secreto hermano gemelo” como personaje.

Vila-Matas, ahora un escritor consagrado en todo el mundo, será editado próximamente en México por Almadía, el sello independiente que publicará Marienbad eléctrico. La editoral es la misma casa que alberga a otros alquimistas como Pitol y Villoro.

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ESCRIBE Y NO HAGAS NADA MÁS. [Pedro M. Domene]

angel jové -VS-Limbus

angel jové -VS-Limbus

 Pedro M. Domene. Este año la sombra de Enrique Vila-Matas se extenderá por la Feria Internacional del Libro de Guadalajara. Su nombre se suma a la extensa lista de escritores que ya han ganado el prestigioso Premio FIL en Lenguas Romances. El premio reconoce la obra de escritores con “un aporte significativo a la literatura de nuestros días”; sin duda, la de Vila-Matas encaja en esa ambigua premisa, ya que escribe en la necesidad de encontrar escrituras que nos interroguen desde la estricta contemporaneidad, y no se limiten a reproducir modelos obsoletos ya hace cien años. Autor de una vasta obra, quien haya seguido al narrador barcelonés, pese a títulos ubicados en el género novela, Vila-Matas posiblemente nunca haya escrito una “novela pura”, lo suyo ha sido siempre mezclar los géneros y diluir las fronteras, o huir de lo convencional.
En 1973 acabó su primera novela breve, Mujer en el espejo contemplando el paisaje, mientras hacía el servicio militar, después publicaría La asesina ilustrada, en 1977. Historia abreviada de la literatura portátil (1985) traspasó fronteras para ser reconocido en numerosos países sobre todo latinoamericanos con cuyos autores siempre se ha sentido cercano. Amigo entrañable de Sergio Pitol, su maestro indiscutible, decisivo en su vocación literaria cuando se conocieron, el mejicano le dijo, “escribe y no hagas nada más”, consejo que ha cumplido en los últimos treinta y dos años. Nadie debe perderse, Una casa para siempre (1988), Suicidios ejemplares (1991), Lejos de Veracruz (1995), Bartleby y compañía (2001), El mal de Montano (2003), Doctor Pasavento (2005), Dublinesca (2010), o Kassel no invita a la lógica (2014), cuyos textos cautivan por su inteligencia crítica, por su humor y sutil ironía.

Cuadernos del Sur, 3 de octubre 2015.

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RECEPCIÓN CRÍTICA EN USA y UK a THE ILLOGIC OF KASSEL

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UNA EXCEPCIÓN (Vila-Matas, según Antonio Ortuño)

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ANTONIO ORTUÑO [El Informador, México] Es costumbre que se exalte a un autor en términos de excepcionalidad. No se repara en que excepcional no es sinónimo de grandeza ni de habilidad, sino palabra que describe una condición: la de singular e infrecuente. Lo que no es norma sino, justo, excepción. Hay carretadas de autores que encabezan tendencias robustas en la literatura y cuentan con decenas de exégetas y discípulos; hay otros con poder y una corte de aduladores; y algunos más que, como sucede en la mayor parte de las profesiones y empeños humanos, pasan más o menos de noche: ni unos ni otros, ni mucho menos los últimos, son excepcionales.

Me atrevo, pues, a decir que el premio FIL de este año, el narrador español Enrique Vila-Matas, sí es excepcional y por varios motivos. El primero, y quizá más importante, por haber escrito a contracorriente de las tendencias hegemónicas en la narrativa de su país y su lengua. El segundo, en el que quiero extenderme, por ser uno de los pocos escritores españoles de su generación (o de casi cualquier otra) que ha establecido un intenso diálogo con las literaturas y plumas latinoamericanas desde una postura despojada de arrogancia. No es un secreto que entre los escritores peninsulares (al menos, entre un porcentaje sustancial de ellos) existe un cierto desdén por las letras de este lado del mar. Los ingenios del Siglo de Oro y sus sucesores se las arreglaron para ningunear o hacerse los desentendidos ante talentos del tamaño de Ruiz de Alarcón (a quien le fue como en feria) o Sor Juana. Unamuno se permitió insultar a Rubén Darío (“Se le ven las plumas debajo del sombrero”, dijo de él, a lo que el nicaragüense respondió: “Con una de esas plumas escribo”). Hasta que la marejada del Boom y lo que trajo aparejado arrasó con la industria editorial ibérica en los años sesenta del siglo pasado, no era infrecuente que los manuales y cátedras de literatura en español no fueran sino compilados y estudios de literatura solamente española.

Aún en la actualidad es hábito que los escritores españoles volteen antes al resto de Europa (y, crecientemente, a Estados Unidos) antes que a América Latina. Reconocen, muchos a regañadientes, a Borges, García Márquez, Cortázar, Vargas Llosa, Rulfo y algunos más (ilustres difuntos casi todos), pero no suelen exaltarlos y hasta llegan a darles de batazos con algo que debemos reconocer como saña (alguien tan cosmopolita como el madrileño Javier Marías, por ejemplo, le tunde a Borges con una enjundia que permite conjeturar algo más que una simple postura crítica). En ese escenario (si bien no absoluto, porque también hay ejemplos de lo contrario, sí mayoritario) Vila-Matas ha sido una excepción cósmica: lector, estudioso y promotor de Sergio Pitol, amigo de Bolaño y Villoro, buen conocedor de las tradiciones literarias latinoamericanas y visitante frecuente de nuestras ferias, festivales, librerías, museos y galerías, el barcelonés se ha distinguido en eso del común de sus paisanos. Y su prosa y su imaginario narrativo dan buen testimonio de ello.

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ME ACUERDO DE INTERNET (Café Perec)

Detalle de la librería de V-M en la Travesera de Dalt.

Detalle de la librería de V-M en la Travesera de Dalt.

 «Si un día me propusiera abordar mis recuerdos, empezaría así: “Me acuerdo de Internet”. Y es que han pasado sólo quince años desde que el ordenador cambió mis hábitos, pero la sensación es que ha transcurrido una eternidad.

 

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VILA-MATAS ELÉCTRICO (por Edmundo Paz Soldán)

la guirlande d'alphavilles ou la rue rimbaud electrifié

la guirlande d’alphavilles ou la rue rimbaud electrifié

Mientras leía Marienbad eléctrico (Almadía, 2015), el último libro de Enrique Vila-Matas, hojeé la solapa y me sorprendió descubrir que la biografía terminara así: «Recientemente obtuvo el Premio FIL de Literatura en Lenguas Romances 2015». Tan rápido se mueve el mundo, pensé, lo premiaron ayer y ya suena a algo muy canónico, algo que quizás Vila-Matas había ganado hacía mucho tiempo pero que solo hace unos días los jurados hicieron oficial. Tan rápido se mueve el mundo, pensé, que ni siquiera he esperado a que se publique el libro para leerlo. Me emocioné con la idea de estar leyendo un libro que no existía. También me dije que si pensaba en estas cosas era por culpa del autor de este «paseo en prosa».

            Marienbad eléctrico es una ¿novela? ¿serie de crónicas? ¿»semi-ficción»? de las relaciones de amistad y admiración mutua de Vila-Matas con la artista francesa Dominique Gonzalez-Foerster, y de la forma algo mágica en que ambos se inspiran. El libro se lee muy bien junto a su anterior novela, Kassel no invita a la lógica (2014): una excursión al arte contemporáneo de vanguardia, con guiños a los sospechosos de siempre (Rimbaud, Beckett, Walser, Duchamp, Sebald, Perec, Bolaño). En su aparente modestia y levedad, Marienbad es tan potente como el manifiesto de David Shields sobre la necesidad de abandonar los viejos paradigmas de la escritura narrativa -el sueño de la verisimilitud decimonónica– para repensar la novela desde las posibilidades abiertas por la vanguardia artística, con la diferencia, por supuesto, de que esto lo ha venido pensando Vila-Matas desde hace mucho. Con Marienbad, no solo defiende una nueva forma de escribir «novelas» sino que presenta un excelente ejemplo de esa nueva forma.

Vila-Matas explora, al igual que en Kassel, las conexiones que permiten pensar en la literatura como una instalación, y en el escritor como un instalador, alguien que resignifica la cotidianeidad y la convierte en una obra artística. La literatura es aquí un capítulo central del arte contemporáneo; desde esa perspectiva, la novela se convierte en un espacio de amplias posibilidades, un territorio de libertad narrativa: «cuando termino una novela, me gusta que me pregunten si estoy seguro que se trata de una novela… Me gusta que se perciba que, por espurio que pareciera, no he descartado nada que tuviera posibilidades de acabar en la novela, lo que ha terminado por crear la impresión de que podría no haber hecho una novela». Se trata de intentar hacer lo que todavía no se ha hecho (el espíritu de una época igual nunca deja de estar presente: lo que hace Vila-Matas lo están haciendo, a su manera, Ben Lerner, Sheila Hetl, Mario Bellatin). Eso no significa que lo que se ha hecho deje de hacerse (Dickens y Tolstoi están muy presentes hoy); solo que algunas de las exploraciones narrativas más interesantes del presente -entre ellas la de Vila-Matas– parten de un deseo de cuestionar viejos paradigmas de escritura, de no darlos por sentado, de no asumir que las formas clásicas de escribir ficción nos seguirán sirviendo a lo largo de este siglo.

Deténgase en las fotos sebaldianas de este libro. Disfrute de la maquinaria de citas y apropiaciones de cada página. Desmenuce las imágenes evocativas de cada sección («la calle Rimbaud»). Piense a dónde lleva cada una de esas digresiones que se convierten en mini-ensayos; yo me quedo con la dedicada a El último año en Marienbad, «la película más incomprensible de la historia», con un guión de Robbe-Grillet inspirado por una novela de Bioy Casares (La invención de Morel), punto de partida para concluir que, cuando se trata de arte, lo fundamental es abandonar ideas hechas y «modos cartesianos» de entenderlo, pues «todas las artes, sin excluir las visuales, nacen y terminan en una zona invisible».

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CELEBRACIÓN DE VILA-MATAS [Álvaro Enrigue, El Universal, 12 sept 2015]

premio de la Fil

La incomodidad que produce el esfuerzo por cercar a Enrique Vila-Matas desde la crítica viene de una decisión estilística que tomó desde el principio de su carrera como escritor, en caso de que sean los autores los que toman las decisiones estilísticas y no el estilo el que ocupa a un autor —cada vez estoy más convencido de que el estilo es involuntario y por tanto irremediable. Vila-Matas siempre aparece un poco desenfocado en la foto con que los lectores tratamos de apresarlo —un paso atrás del sitio en que la definición crítica es alta—, porque escribe ficción desde un espacio que suelen ocupar, más bien, los ensayistas y los poetas: un yo literario visible.

No es un escritor fantasma que se difumine detrás de lo que cuenta, sino un autor espectacular. Pertenece a la estirpe de Montaigne o de Quevedo —una estirpe rara entre los autores de ficción. Lo que se escenifica en un libro de Vila-Matas no es una trama o una serie de ideas o una batalla contra el lenguaje, sino a Vila-Matas tramando, pensando o escribiendo bajo el avatar de un narrador.

El truco maestro del autor estriba en haber deslizado la ficción hacia un sitio en el que, sin renunciar a contar, no demanda del lector que suspenda la credulidad, porque la atracción de su lectura no viene de la historia que cuenta, sino del reencuentro con el autor espectacular. Es por eso que su obra puede ser leída como un continuo en el que se van revolviendo historias y géneros: sus libros de artículos fluyen hacia sus novelas que fluyen hacia sus ensayos que fluyen hacia los cuentos.

Cuando un lector está leyendo a Vila-Matas siempre está frente a dos libros: el que tiene en las manos y el que Vila-Matas leyó mientras estaba escribiendo. En ese sentido, es borgesiano: el autor que se juega su biblioteca mientras escribe. Y el libro anterior no funciona como una fuente, sino como un talismán. Vila-Matas no ensaya sobre sus lecturas ni siquiera cuando pretende estarlo haciendo: las lleva en la bolsa y las toca, le permiten llegar a la siguiente página. El libro anterior no funciona, entonces, como una influencia —un objeto literario exterior al que se canibaliza— sino como un adjetivo: arroja cierta luz, un sabor, sobre el sustantivo que es la historia de un personaje.

El ganador del premio FIL de este año es el último heredero de la tradición de la literatura del absurdo, decantado hacia una ancestría que frente a la irracionalidad de lo real, prefiere reírse —Kafka, Perec— que cortarse las venas —Camus, Bernhard—. Opera amalgamando dos estrategias a menudo escindidas: medita desde una desolación moral casi germánica en el cause de una narrativa siempre hilarante. La ironía como premio de consolación, un mundo en que lo humano se expresa en la ternura de lo ridículo.

Vila-Matas es el autor que mejor entendió, en su generación, el sentido de la bonanza que significaron los primeros años comunitarios para España. Supo lo que tal vez se le ha escapado a tres generaciones de políticos: que la integración a la Comunidad Europea no era un cambio de estatus, sino una propuesta de mestizaje, un gesto final de adaptación al medio que permitía salvar a un conglomerado de culturas que dejarían de ser significativas si no se confederaraban.

Rubén Darío descubrió para los hispanoparlantes que, en tiempos de globalización intensa, traducir idiosincráticamente y de preferencia mal, es el primer paso para construir una escritura significativa y una cultura resistente; la fulminante riqueza de la literatura en español del siglo XX no se explica sin su glotonería cultural y su desvergonzada liberalidad para saquearla. Cuando escribe, Vila-Matas lee la tradición europea como hacía Darío: como un botín con el que hay que salir corriendo y no como una meta a la que hay que llegar. Esto podría explicar también por qué Vila-Matas hizo el viaje de Darío, pero al revés: se consagró primero del lado americano de la lengua.

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«The Triumphant Humiliation of Vila-Matas» (Vértigo / Sebald WordPress)

Chus Martínez.

Chus Martínez.

The Triumphant Humiliation of Enrique Vila-Matas.

The Illogic of Kassel has all of the trappings of being an ephemeral, let’s-make-something-out-of-this-lousy-experience book. And yet, to my mind, it’s Vila-Matas’ best book to date for several important reasons. First, he has finally nailed his own character (sigue)

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SALUDOS CORDIALES [Café Perec]

saludos cordiales

 Han descubierto las empresas que un liderazgo amable da un mejor resultado que el ordeno y mando del jefe de siempre, aquel que en los chistes de La Codorniz y en la vida real no te subía nunca el sueldo y, encima, ladraba. Parece que estudios sobre el funcionamiento del cerebro (realizados con resonancia magnética funcional), han detectado que

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Un ‘odradek’ del Ampurdán

odkolek_1                   CAFÉ PEREC

Un ‘odradek’ del Ampurdán

El mío, mi objeto preferido, es un perfecto odradek que, a pesar de que no soy padre de familia, o precisamente por no serlo, me dio hace más de un año Jordi Llovet. Se había ya él fabricado el suyo y colocado en el lugar apropiado: junto a una barandilla, al pie de una escalera, en su casa del Ampurdán. Me mostró una foto y vi todo un odradek en una escalera rústica. ¿Quería uno igual? Me lo fabricaría, siempre que interesara realmente tenerlo, pues daba trabajo el proceso de armarlo. […]

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DUBLINESCA EN SHANGHAI

Con Yu Bingxia, bolañesca, escritora, fundadora de la librería 2666 de Shanghai.

Con Yu Bingxia, bolañesca, escritora, fundadora de la librería 2666 de Shanghai.

 Se publica DUBLINESCA en chino (editorial Shangai 99)

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Time Out de Shanghai:

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VILA-MATAS EN THE NEW YORK TIMES

índice

 

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Review: Enrique Vila-Matas Plots His Own Awakening in ‘The Illogic of Kassel’

VALERIE MILES. Imagine you’re a 60-something Spanish writer with several substantial international prizes under your belt. You’re prone to feeling anxiety and dread come nightfall, and famously decline invitations that keep you out late. But, one day, you receive an invitation to act as an installation piece at Documenta, the quinquennial(…)

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PREFACIO de Vila-Matas A ‘MIS DOS MUNDOS’, deSergio Chejfec (edición USA)

the road to york (Hockney)

 

 

 

 

 

 

 

Chejfec es alguien inteligente a quien no le cuadra bien la palabra novelista, porque él más bien crea artefactos, narraciones, libros, pensamiento narrado antes que novelas. Mis dos mundos, por ejemplo, es ante todo un libro que nos recuerda que hay novelas con historias, pero también novelas que no son tan ortodoxas –la de Chejfec se sitúa en este apartado-, aunque contienen también historias (…)

 

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