¡Velázquez!

Josef Hoflehner photography

Josef Hoflehner photography

 Agotado de nuestro pelotudo verano, un querido amigo decidió anteayer largarse una temporada a Trieste; es de los que piensan que, aunque sea sólo por unos días, hay que intentar dejarlo todo atrás. Al irse, me preguntó si, en caso de cruzarse con Claudio Magris, podía darle recuerdos de mi parte. No volví a pensar en ello hasta anoche. Buscaba un dato que no encontraba y entré de pronto en la edición mexicana de unos ensayos de Magris y di con un breve texto que transcurría en Barcelona, en el museo del monasterio de Pedralbes, en la sección Thyssen-Bornemisza (…)

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ROBERTO BOLAÑO by Vila-Matas (The White Review)

Pico Bolivar

Pico Bolivar

Writers from the Old Days  Augusto Monterroso wrote that sooner or later the Latin American writer faces three possible fates: exile, imprisonment or burial (…)
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RENTRÉE LITTÉRAIRE 2015. MARIENBAD ELECTRIQUE

parís

 LE 3 SEPTEMBRE 2015
MARIENBAD ELECTRIQUE
ENRIQUE VILA-MATAS
Traduit de l’espagnol par André Gabastou

LE RÉSUMÉ :
Du 22 septembre 2015 au 1er février 2016, une grande exposition sera consacrée à l’œuvre de Dominique Gonzalez-Foerster au Centre Pompidou. À cette occasion Enrique Vila-Matas a conçu un texte pour accompagner le travail de cette artiste qu’il suit depuis des années. Après Impressions de Kassel où, entre perplexité, ironie, humour et fascination, il se confrontait ouvertement à l’art contemporain, Enrique Vila-Matas poursuit ainsi son immersion dans ce champ artistique. S’appropriant les thématiques et les questionnements de Dominique Gonzalez-Foerster, il interroge la question de la représentation contemporaine et propose de nouveau un bel éloge de l’art. Ce livre témoigne aussi d’une complicité intellectuelle entre deux artistes dont les échanges permanents stimulent et nourrissent leur créations réciproques. Enrique Vila-Matas voit lui-même Marienbad électrique comme « un livre sur mes relations avec Dominique Gonzalez-Foerster et notre pratique créative et animée de l’art de la conversation, un texte sur divers parallélismes et correspondances dans nos méthodes de travail respectives. » « Je comprends de mieux en mieux que nos rendez-vous au café Bonaparte et le joie irrésistible d’un échange d’idées sans inhibitions qui les accompagne deviennent, au fond, de petites tentatives de nager sous l’eau et de retenir notre respiration. De petites fêtes discrètes de l’esprit, toujours dans l’attente du plus émouvant, n’ignorant jamais qu’il est encore possible d’aller à la rencontre de tout. » « Les courriers électroniques échangés pendant des années sont une prolongation de l’agitation verbale de nos rendez-vous parisiens, dans lesquels nous poursuivons notre dialogue sur « l’état des choses », du moins dans notre république particulière de l’art. » Enrique Vila-Matas

L’AUTEUR :
Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. À dix-huit ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de cinéma, Fotogramas, pour laquelle il réalise parfois de fausses interviews. De 1974 à 1976 il vit à Paris dans une chambre de bonne louée par Marguerite Duras. Il raconte ses aventures parisiennes trente ans plus tard dans Paris ne finit jamais (2004). De retour dans sa ville natale en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à l’écriture ; il est également chroniqueur pour divers journaux catalans. Il a reçu le prestigieux prix Herralde de Novela en 2002 et le prix Médicis étranger 2003 pour Le Mal de Montano.

Dominique Gonzalez-Foerster est née en 1965 à Strasbourg. Elle a s’est fait connaître dans les années 90 par ses “chambres” qui prennent la forme d’environnements rappelant les espaces intimes d’un appartement. En 1996, elle réalise “Ile de beauté” son premier film 35 mm en collaboration avec Ange Leccia. La plupart de ses films seront de longues errances solitaires, où la narration devient indécise. Pour Dominique Gonzalez-Foerster, le film est le médium qui se prête le mieux à l’enregistrement de la ville, des durées et des états psychologiques. Chaque film est un moment donné, une expérience de l’espace aussi bien à Kyoto, Copacabana qu’à Hong Kong, où elle a suivi les traces du cinéaste Wong Kar-Wai. Elle fait partie de cette génération d’artistes qui a refusé le repli sur soi et placé son travail au croisement de disciplines et d’échanges d’idées qui l’ont amenée à travailler avec des artistes, des réalisateurs, des musiciens, des metteurs en scène. Lauréate du prix Marcel Duchamp en 2002, Dominique Gonzalez-Foerster a exposé, entre autres, à la Dia Arts Foundation, New York (Chronotopes & Dioramas, 2009) ; à la Turbine Hall, Tate Modern, Londres (TH.2058, Unilever Series, 2008) ; au MUSAC Museo de Arte Contemporáneo de Castilla y Léon (Nocturama*, 2008) ; et au Musée d’art moderne de la ville de Paris / ARC, (Expodrome, 2007). Elle a également participé à Skulptur Projekte Münster (2007) et à la Documenta XI, Kassel (2002). Elle vit entre Paris et Rio de Janeiro.

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Vila-Matas en Guggenheim Museum NY.

Phantom LIbrary en Gugenheim, detalle.

Phantom LIbrary en Gugenheim, detalle.

 Guggenheim Exhibition of Contemporary Art Explores Storytelling////Writers Including John Ashbery, John Banville, Michael Cunningham, Edwidge Danticat, Neil Gaiman, Chris Kraus, Joyce Carol Oates, Annie Proulx, Enrique Vila-Matas, Jeanette Winterson, and Meg Wolitzer Respond to Select Artworks with Prose or Poetry //// Exhibition: Storylines: Contemporary Art at the Guggenheim ////Solomon R. Guggenheim Museum, 1071 Fifth Avenue, New York///// Dates: June 5–September 9, 2015.

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LA MANÍA DE CAERNOS DEL MUNDO (Café Perec)

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Me acuerdo del amigo que situaba al mismo nivel el plano histórico y el personal. Andando por París, oyó comentar que se avecinaba la guerra en Chipre. Qué pesadez, dijo. Y es que todo lo veía como una injerencia en su vida. ¿Qué diría hoy si supiera que no hay un solo partido político español –ya no digamos catalán- que quiera posicionarse en el centro o, mejor dicho, que sea realmente de centro? Supongo que esto pasa porque está mal visto oponerse a ser marginal y porque, además, ha vuelto la moda de un baile tremendamente local, ligado a nuestra sempiterna manía de caernos del mundo. Después de todo, descolgarse siempre fue una de nuestras más sólidas tradiciones. Nos fascina, de tanto en tanto, vernos fuera de algo, fuera de la ONU, de Europa, de todos los centros reales de decisión, sentirnos arrojados a los márgenes y a las tinieblas exteriores. (SIGUE)

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LOS NOVELISTAS READY-MADE (artículo de Shaj Mathew en NEW REPUBLIC)

Ben Lerner, Sophie Calle, Teju Cole, Tom McCarthy, Alejandro Zambra, Siri Hustvedt, Michel Houellebecq, Sheila Heti, W.G. Sebald, Orhan Pamuk, and Enrique Vila-Matas,

Ben Lerner, Sophie Calle, Teju Cole, Tom McCarthy, Alejandro Zambra, Siri Hustvedt, Michel Houellebecq, Sheila Heti, W.G. Sebald, Orhan Pamuk, and Enrique Vila-Matas,

Postmodernism is now a rather unmeaning term, dulled by overuse, and unfit to describe a new group of authors of varying ages and nationalities who are often lumped together under its umbrella: Ben Lerner, Sophie Calle, Teju Cole, Tom McCarthy, Alejandro Zambra, Siri Hustvedt, Michel Houellebecq, Sheila Heti, W.G. Sebald, Orhan Pamuk, and Enrique Vila-Matas, the sexagenarian Barcelona-based writer who, with over 20 novels to his name, is perhaps the most prolific yet least-known of them all (SIGUE)

This literary coalescence around visual art seems increasingly less coincidental and more and more the entire point. The avant-garde writers of today aspire to be conceptual artists, and have their novels considered conceptual art. This may be literature’s Duchampian moment. Welcome to the readymade novel.

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Benvenuti nell´era del romanzo ready-made

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TYLER CURTIS ESCRIBE SOBRE A Brief History of Portable Literature

Una escena de "Instituto Benjamenta", de los hermanos Quay.

Una escena de “Instituto Benjamenta”, de los hermanos Quay.

Tyler Curtis escribe en ASYMPTOTE sobre la versión norteamericana de Historia abreviada de la literatura portátil (A Brief History of Portable Literature). Tyler Curtis es escritor y editor de The White Review. Y colabora en BOMB Magazine, Asymptote, The Quarterly Conversation, y Music & Literature. Vive en Nueva York.

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ADAM THIRLWELL

This summer I plan to relax with two short works by the charmingly playful, lucidly destructive Spanish novelist, Enrique Vila-Matas. New Directions is publishing his new novel, The Illogic of Kassel (translated by Anne McLean and Anna Milsom) as well as one of his earliest books, A Brief History of Portable Literature (translated by Thomas Bunstead)*. They form a usefully condensed version of his career – like Duchamp’s collected works contained in one small suitcase – not just chronologically but also stylistically. Vila-Matas has repeatedly developed and intertwined two modes: the invented literary history which marked his Brief History, and an invented form of autobiography. Truth, fiction, history, memoir: these are always charmingly unstable categories in Vila-Matas’s writing. What’s more perfect for the beach? (THE TIMES LITERARY SUPLEMENT)

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10 grandes escritores que no lee nadie (Café Perec)

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En su formato digital, brillantes revistas literarias como The White Review, Quarterly Conversation o Words Without Borders, están entre las más visitadas en lengua inglesa, pero donde se está produciendo ahora una buena movida (a cien años luz de nuestro Babelia), es en LitHub (Literary Hub), un centro de ideas activo y divertido, donde ayer, entre otras cosas, leí Diez grandes escritores que no lee nadie, un artículo de Stephen Sparks, “ensayista ocasional” y librero en Green Apple Books on the Park, San Francisco. (sigue)

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Vila-Matas ha desarrollado su sitio web como una estructura paralela a sus novelas” (Dominique González-Foerster)

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“Por seguir el ejemplo del propio Vila-Matas, que ha aprovechado los beneficios de difusión de la red como probablemente ningún otro escritor de lengua española” (Pablo Sol Mora, Letras Libres)

“La web de Vila-Matas,  su más ambicioso gesto hipertextual, un universo de cajas chinas”  (Mariana Sández, Clarín)

“La suya no es la página web habitual de un escritor” (Sònia Hernández, Letras Libres)

“La página web oficial del escritor, probablemente las más completa de la literatura en nuestra lengua” (Jordi Carrión en revista Otra Parte)

“La dinámica sección La vida de los otros convierte la web de Vila-Matas en un homenaje al talento del lector y en lo contrario de un lugar abandonado” Dora Rester (The Red)

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Conversación con Dominique Gonzalez-Foerster. Texto ampliado del publicado en ABC Cultural el 8 de marzo de 2014

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LIT HUB: Vila-Matas takes a walk (Los viajes andados)

Construcción de Manhattan

Construcción de Manhattan

 Sergio Chejfec says that walking is a form of travel. Two weeks ago I was visiting him in New York. On our way to lunch we walked for an hour and a half through midtown Manhattan. This animated, yet at times thoughtful, conversation reminded me of the walks his two characters take in La experiencia dramática. I told him that lately, walking was helping me think through the structure of an article, a novel, or a love letter. Nothing does it better. (sigue)

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TLS and ‘The Illogic of Kassel’ (Summer book)

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A selection, from the latest issue of the TLS, of the books our reviewers plan to read on holiday

Charmingly playful, lucidly destructive Vila-Matas. Adam Thirwell. The Times Literary Suplement. Jun 15, 2015.

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Enrique Vila-Matas parla di Kassel non invita alla logica

25 junio, Milano, Hanga  Bicocca. Vila-Matas y Chus Martínez antes del diálogo con Roberto Pinto.

25 junio, Milano, Hanga Bicocca. Vila-Matas y Chus Martínez antes del diálogo con Roberto Pinto.

Enrique Vila-Matas: la finzione strada per una diversa verità

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To find new ways to alchemize negativity, by Danny Byrne (Music & Literature)

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“Decir que la literatura ha muerto es tan empíricamente falso como intuitivamente cierto”, escribe el novelista y filósofo británico Lars Iyer en su Manifiesto literario después del fin de la literatura y de los manifiestos. Nombra Iyer a Vila-Matas, junto a Thomas Bernhard y Roberto Bolaño, como uno de los muy pocos escritores que han “comprendido el carácter extremo de nuestro momento literario actual”. Podríamos añadir a estos nombres a gente de la talla de David Markson, Gerald Murnane, Eduard Levé, WG Sebald, Gabriel Josipovici, el Coetzee de Elizabeth Costello y de Diario de un mal año, así como el Ivan Vladislavić de La Biblioteca perdida, y tal vez incluso Karl Ove Knausgard, pues Mi lucha en cierta medida es una lucha con su propia imposibilidad. Gran parte de la escritura contemporánea más importante, al menos en el mundo occidental, ha tomado como punto de partida la situación de atraso cultural en la que vivimos, así como el penoso exceso de realismo y modernismo que se repiten ya sólo a modo de farsa, junto a la sospecha de que el lenguaje en nuestra era actual puede acabar quedando fuera de la literatura, tal vez incluso fuera de la cultura, en general (sigue leyendo)

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HAMBRE DE REALIDAD [Café Perec]

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 Hambre de realidad (traducida en Círculo de Tiza) es una antinovela construida con citas literarias que discuten los conceptos de originalidad y autoría, lo que paradójicamente la convierte en una propuesta original, aunque David Markson (La soledad del lector) lo hacía mejor. Es, además, un libro divertido, aunque plantea la muerte de la novela, y este es su lado pueril.

Es que estamos cansados de la muerte de la novela. (sigue leyendo)

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BECKETT EN LA TORMENTA

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El creador irlandés tuvo una revelación que le condujo a escribir “sobre las cosas que verdaderamente le afectaban”. La versión más ortodoxa ubica esa “epifanía” en el muelle de Dun Laoghaire, en plena tempestad

 

 

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IRISH TIME CELEBRA EL BLOOMSDAY (2015) Y LA NOVELA ‘DUBLINESCA’

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 Vila-Matas of the Order of Finnegans, dedicated to the celebration of James Joyce, the Spanish author’s familiarity with Irish literature makes Dublinesque a pleasure to read

ADAM THIRLWELL recomienda  The Illogic of Kassel para el verano en TIMES LITERARY SUPLEMENT:

This summer I plan to relax with two short works by the charmingly playful, lucidly destructive Spanish novelist, Enrique Vila-Matas. New Directions is publishing his new novel, The Illogic of Kassel (translated by Anne McLean and Anna Milsom) while Norton is republishing one of his earliest books, A Brief History of Portable Literature (translated by Thomas Bunstead). They form a usefully condensed version of his career – like Duchamp’s collected works contained in one small suitcase – not just chronologically but also stylistically. Vila-Matas has repeatedly developed and intertwined two modes: the invented literary history which marked his Brief History, and an invented form of autobiography. Truth, fiction, history, memoir: these are always charmingly unstable categories in Vila-Matas’s writing. What’s more perfect for the beach?

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AN ENGLISH PAGE in web Vila-Matas

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 The Illogic of Kassel and A Brief History of Portable Literature [bibliography]

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DOS GRANDES ENSAYISTAS MÍNIMOS (Café Perec)

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 El tema de la caminata a pie, en apariencia intrascendente, es tratado con ligereza por Laurence Sterne y también por William Hazlitt, lo mantiene leve Robert Louis Stevenson, se complica con los herederos plúmbeos de Rousseau, lo vuelve a aligerar y lo poetiza Robert Walser, lo disecciona en profundidad Antonio Machado y W.G. Sebald lo convierte a finales del milenio en un género novelístico. ¿No dijimos que era un tema intrascendente? Bueno, ya se sabe que la tendencia humana a interesarse en minucias ha conducido siempre a grandes cosas (El País, 9 junio 2015)

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RICARDO PIGLIA sobre DUBLINESCA.

Ricardo Piglia acaba de ganar el premio Formentor de las Letras 2015.

Ricardo Piglia acaba de ganar el premio Formentor de las Letras 2015.

Enrique Vila-Matas ha escrito una gran novela, una suerte de Bajo el Volcán, cómico, y espectral, con su héroe , -el ex-editor y
ex-alcóholico y también ex abstemio Samuel Riba-, visitando los
círculos del infierno, guiado por el inmortal irlandés al que se alude
en el título del libro. Mientras lo leía encontré en sus páginas
varias referencias, muy agudas, a otro áspero irlandés, Samuel
Beckett. Recordé entonces la primera frase del primer texto narrativo que el autor de Molloy escribió en francés (con la intención de abandonar la lengua literaria inglesa que había pasado ser propiedad de Joyce). Y cito entonces el principio de Le calmant porque sé que para Vila Matas -como para mí-, las citas son voces y fantasmas que entran y salen sigilosamente de los libros: “Je ne sais plus quand je suis mort. Il m’a toujours semblé être mort vieux”. (“Yo no sé cuando he muerto. Siempre me ha parecido haber muerto viejo”.) ////// El motivo del muerto-vivo, que recorre en secreto nuestra cultura, reaparece nítido en Dublinesca y define su tema central: Riba es un entrañable y melancólico muerto-viviente que viaja a Dublin (rodeado de algunos espectros y acompañado por una banda de amigos entusiastas) para rememorar el día de Joyce y la muerte de la literatura (en todo caso la muerte de la era Gutenberg). El capítulo seis del Ulises, donde se narra el entierro de Paddy Dignam, es el nudo y el espejo mágico de la novela y la visita al cementerio católico de Glasnevin, es uno de los momentos más altos de la narrativa de Vila Matas. /////Lo notable de la novela es que ese mundo sombrío y nostálgico está narrado con un sutil estilo irónico. La distancia entre el estilo y el mundo narrado (que fue la gran lección de Joyce) funciona como una central nuclear en el libro: una poderosa energía narrativa mueve la acción y el universo novelístico parece continuamente en peligro y a punto de estallar en una suerte de Chernóbil final. ////// Pero ese estilo, o mejor, esa voz narrativa, puede sobrevivir a todas las catástrofes: pocos escritores en la literatura actual han logrado sostener un tono tan íntimo y tan personal. Por eso esperamos siempre un nuevo libro de Vila Matas, porque queremos volver a escuchar esa voz. Y eso –esperar el libro de un autor- es algo que sucede pocas veces en estos tiempos literariamente tan multitudinarios (a veces creo que, en esta época, ya hay más escritores que lectores de literatura). ////// Recuerdo que leí esta novela en un viaje a Montevideo y mientras recorría las librerías de usados de la calle Tristán Narvaja, -y descubría viejas y queridas ediciones de grandes obras olvidadas- tenía la sensación de seguir todavía en el mundo de Dublinesca. Entonces –en una de esos locales llenos de viejos libros donde siempre encontramos lo que no buscábamos- vislumbré que el conjunto de las novelas de Enrique Vila-Matas podían ser leídas como una obra única en la que se narra -desde distintos ángulos- la historia imaginaria de la literatura contemporánea. Sus novelas son una reconstrucción sarcástica y apasionada de las guerras, los furores, los lugares, los sueños, las obsesiones de los escritores, los lectores, los traductores, los libreros, los editores o los críticos; como si sus
personajes formaran parte de la tripulación maldita del Pequod y
persiguieran al Moby Dick del siglo XXI. Call me, Enrique.

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Piglia, premio Formentor 2015.

La ficción como experiencia de vida, por Silvina Friera.

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MIGUEL ÁNGEL HERNÁNDEZ Y LA COMPAÑÍA DE BARTLEBY

Vista muy parcial de Cadaqués, vista desde la mesa del bar Melitón en la que jugaba Marcel Duchamp al ajedrez.

Vista muy parcial de Cadaqués, vista desde la mesa del bar Melitón en la que jugaba Marcel Duchamp al ajedrez.

Con motivo de los 20 años del suplemento cultural Ababol, publicado por La Verdad, les preguntaron a una serie de escritores murcianos que escogieran el libro que más les había marcado en los últimos veinte años. Esto fue lo que escribió Miguel Angel Hernández:

“Los últimos veinte años han sido en realidad los únicos veinte años en los que he leído con consciencia literaria. Muchos autores me han marcado –Bernhard, Auster, DeLillo, Beckett, Cioran, Calvino…– pero creo que uno de los libros que mejor resume la pasión que estos años ha supuesto para mí la literatura es Bartleby y compañía, del gran Enrique Vila-Matas. Este año se cumplen quince años de su publicación y yo todavía recuerdo la emoción del descubrimiento de aquel artefacto extraño compuesto por notas e historias acerca de escritores que, en un momento determinado de su vida, “prefirieron no hacerlo”, dejar de escribir, dejar de decir, dejar de hacer. Desde el momento de la lectura, el libro se convirtió para mí en una especie de objeto fetiche y se quedó durante años en la mesita de noche, revisitado una y otra vez, como si se tratara de una biblia. Es curioso cómo un libro acerca del “no” ha podido inspirar tanto “sí”. Y es que su lectura –como la de toda la obra de Vila-Matas– ha sido una fuente inagotable de inspiración. Cada página, cada párrafo, cada frase de este libro ha sido –y sigue siendo– para mí un estímulo para abrir un cuaderno y comenzar a escribir como si no hubiera mañana.”

*Miguel Angel Hernández (1977) es profesor de Historia del Arte en la Universidad de Murcia, y autor de varios libros de relatos y de la novela Intento de Escapada (2013), finalista del premio Herralde de novela que convoca Anagrama. Entre sus libros de ensayo destacan Materializar el pasado. El artista como historiador (benjaminiano) (2012), Archivo escotómico de la modernidad (2007) y La so(m)bra de lo Real: el arte como vomitorio (2006). Escribe habitualmente en su página personal nohalugar.blogspot.com.

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Da “Documenta” con ardore e stupore. Francesca Borrelli. (Il Manifesto. 31 maio 2015)

Chus Martínez en Kassel.

Chus Martínez en Kassel.

Narrativa spagnola. Un brillante reportage romanzato sulla visita di Vila-Matas alla grande esposizione tedesca di arte contemporanea, datata 2012: Kassel non invita alla logica (siga leyendo)

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Las simpatías interrumpidas. [Café Perec]

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Con su permiso y sólo por desviarles de la comprensible pero arrolladora avalancha de comentarios sobre unas elecciones en las que cultura, salud y educación han sido reducidas a simples mercancías cuando no convertidas en las grandes ausentes de los debates, quisiera —no es una venganza— decir algo que puede sonar extemporáneo (sigue leyendo)

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EL SUEÑO ETERNO

Más allá de GutenbergLa fascinación que tenemos por fragmentos ininteligibles de libros y películas quizá provenga de nuestra sospecha de que dicen la verdad. No olvidemos que Einstein decía que lo más incomprensible del mundo es que sea comprensible.

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AN OVERDOSE OF SECONAL [Pizarnik]

secuencia de un film de arrieta Les Intrigues de Sylvia Kouski (1973)

secuencia de un film de Adolpho Arrietta Les Intrigues de Sylvia Kouski (1973)

 

The review Music & Literature publica en su número de mayo 2015 la traducción inglesa de Sobredosis de seconal, texto de Vila-Matas sobre Alejandra Pizarnik.

The myth of Alejandra Pizarnik grows apace, not because she killed herself young—an overdose of Seconal, at the age of thirty-six—but because the strengths of her language, a few “solitary ladies, desolate,” resist the passage of time. These solitary, desolate ladies were words, which, in turn, were subjects for her. Each word a subject. Sleep, death, infancy, terror, night. She combined these subjects tirelessly with a great trust in language, which paradoxically ended up awaking in her the suspicion that her words had a mortal dimension and that perhaps the only thing they named was absence (sigue leyendo)

Sobredosis de seconal (versión original)

 

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CREADORES INDOLENTES (por Alan Pauls)

AlanPauls

En el intenso y elegante prólogo de Alan Pauls a El gran libro del dandismo. Balzac, Baudelaire, Barbey d´Aurevilly (que publicara en 2014 en Buenos Aires Mardulce editora y llegó a España en enero 2015), hay un fragmento que, al hablar de esa variante portátil del dandismo que fue el shandysmo, sintetiza y unifica con genialidad Historia abreviada de la literatura portátil y Bartleby y compañía, dos libros de V-M separados quince años en el tiempo (recientes reediciones en Debolsillo y Seix Barral respectivamente):

“Más de una vez Enrique Vila-Matas ha reivindicado esa épica de la abstención, destilando todo el lirismo lunático que encierra y encarnándola en una comunidad de “respiradores” extravagantes que solo difiere por un sonido de la legión dandi: la casta shandy. La componen –sin que eso los obligue a tener alguna relación entre sí, a tal punto lo que forman es una comunidad de célibes –escritores que no escriben, genios atacados de pereza, procrastinadores compulsivos, creadores indolentes, promotores de una “literatura portátil” que abjura de toda realización objetiva, de toda obra, y sólo parece existir como leyenda o aura existencial, reducida a la forma de vida que estos escritores del No se han dado a sí mismos. ¿Redactar libros, versos, tratados? La empresa suena demasiado manual (demasiado retiniana, diría Duchamp, que inventó el ready-made y estuvo décadas sin hacer otra cosa que respirar) para escritores que ya están más acá o más allá del arte de escribir, que conciben el arte de escribir, como cosa mentale y, como el Joubert de Blanchot, desdeñan las obras-resultados y se interesan por las condiciones que las hacen posibles, y no escriben para añadir un libro encima de otro sino para dar con el punto preciso del que surgen todos los libros, “punto que, una vez hallado, los eximiría de escribirlos”

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